Audrey Laconi, consultante beautéÀ 15 ans, on m’a dit que l’esthétique n’était pas faite pour moi

J’ai décidé de ne pas écouter. Vingt-trois ans plus tard, j’ai travaillé dans les plus grands spas de l’hôtellerie de luxe, dirigé des équipes, créé et développé quatre établissements, et j’accompagne aujourd’hui d’autres professionnelles à construire les leurs.

Portrait d'Audrey Laconi
Le positionnement

Je ne connais pas l’esthétique sur le papier

J’ai été esthéticienne. J’ai travaillé dans les spas de l’hôtellerie de luxe, à Paris puis sur la Côte d’Azur. J’ai évolué vers le management. Puis j’ai créé et développé mes propres instituts de beauté dans le Var, et je les exploite encore.

C’est cette trajectoire complète, du geste en cabine jusqu’au compte de résultat, qui me permet d’accompagner les professionnelles de la beauté à créer, structurer, rentabiliser et développer leur activité.

Trois noms pour une seule personne : SkinStudio, mes instituts et le terrain ; Audrey LCN Business, le consulting et la création d’institut ; Audrey LCN Academy, la transmission. Trois facettes, un seul parcours derrière.

Le parcours

Comment j’en suis arrivée là

15 ans

On me dit que ce métier n’est pas fait pour moi

Troisième, premier stage dans un institut qui vient d’ouvrir. À la fin de la semaine, le verdict tombe : l’esthétique n’est pas faite pour moi, je n’y arriverai pas. Je rentre chez moi, je pleure. Puis je me relève. C’était exactement ce qu’il ne fallait pas me dire.

Le lycée

De 9 de moyenne à La Coudoulière

Mon dossier ne suffisait pas pour entrer en école d’esthétique. Je suis passée d’environ 9 de moyenne à 14–15, j’ai obtenu mon brevet et intégré le lycée professionnel de La Coudoulière à Six-Fours, où l’admission était sélective. J’y ai préparé mon CAP esthétique. À cette époque, j’étais très renfermée, très timide, je n’osais pas déranger. Mais à l’intérieur, j’avais déjà de très grands rêves.

Les premiers stages

Le luxe, tout de suite

Je voulais un univers précis : l’hôtellerie de luxe. On m’a redit que ce serait compliqué. J’ai décroché mon stage à l’Hôtel Île Rousse à Bandol, cinq étoiles avec thalassothérapie et spa. Puis j’y ai travaillé en extra tous les week-ends pendant mes études, et mon BP s’est fait en alternance : cours à Marseille, cabine à l’Île Rousse. Ce qui m’attirait dans le luxe, c’était l’exigence, l’élégance, la rigueur, et quelque chose qui brillait. Moi aussi, j’avais envie de briller, d’exister, de prendre ma place.

19 ans

Paris, sur un coup de tête

Apprentissage terminé, je pars pour Paris. Je voulais croquer la grande ville à pleines dents et surtout me prouver que j’étais capable d’aller chercher la vie dont je rêvais. Extras puis CDI dans les spas des plus grandes maisons : le Ritz Paris, Le Meurice, le Plaza Athénée, le Saint James & Albany, la Villa Thalgo. J’y ai appris très jeune la rigueur, la posture, le souci du détail. La tenue, la façon de parler, d’accueillir une cliente : il fallait être irréprochable.

Ces années-là

Le travail comme façon de tenir debout

Pendant cette période, j’ai traversé de gros coups durs dans ma vie personnelle. Professionnellement, je tenais. Avec le recul, je crois que mon travail a longtemps été ma manière de rester debout : quand le reste n’allait pas, je continuais à avancer, à construire, à me dépasser. C’était aussi une façon de pouvoir me dire « regarde ce que tu es quand même capable de faire ». J’avais cette envie très forte de réussir, pas seulement pour rendre les autres fiers, mais surtout pour devenir fière de moi. Le travail est devenu l’endroit où j’osais devenir celle que je n’arrivais pas encore à être ailleurs.

Côte d’Azur

Du soin au management, et maman

Après deux années à Paris, retour vers le Sud : Cannes, Saint-Tropez, puis le Var. Le Carlton, le Hilton, La Farandole, l’Hôtel & Spa du Castellet, et de nouveau l’Île Rousse. Au fil des années, j’évolue du soin vers des fonctions de management en spa de luxe. Entre-temps, je deviens maman, sans cesser d’avancer professionnellement.

Covid

2 000 € en poche

Le monde s’arrête, et cette période provoque chez moi une grosse remise en question. J’ai envie de faire quelque chose qui ait davantage de sens, et je ne veux plus travailler pour un patron. En pleine période Covid, j’ai créé mon premier établissement avec 2 000 € en poche. Il a fonctionné. J’ai ouvert un second espace accolé au premier et agrandi le concept.

2025

Deux établissements de plus

J’ouvre deux nouveaux établissements à Cuers. Je continue à les exploiter et à les développer, tout en transmettant cette expérience à travers le consulting et la formation.

2026

La suite ? Elle est déjà en train de s’écrire…

Aujourd’hui, ce qui me porte, c’est de transmettre. Aider d’autres femmes à construire, à oser, à prendre leur place, celle que je n’osais pas prendre à 15 ans.

La cabine de soin du premier institut ouvert par Audrey Laconi en 2020

« En pleine période Covid, j’ai créé mon premier établissement avec 2 000 € en poche. »

Ce à quoi je tiens

Trois choses auxquelles je crois

« On peut être ambitieuse sans avancer seule. »

01

S’entraider plutôt que se comparer

Je crois davantage à la force des connexions entre femmes qu’à la compétition permanente. Ce que l’une réussit n’enlève rien à l’autre : le plus souvent, ça ouvre la porte.

02

Oser avant de se sentir prête

Parce qu’on n’a pas besoin d’avoir toutes les réponses pour commencer. On apprend énormément en faisant, et le sentiment d’être légitime arrive souvent après, pas avant.

03

Grandir sans se perdre

Faire évoluer son entreprise sans oublier la femme que l’on est, ses valeurs et ce qu’on souhaite réellement construire. Développer, oui. À condition de s’y reconnaître encore.

Un message parmi d’autres

Conseiller, même quand ce n’est pas facturé

Ce message est arrivé après une vente de matériel d’occasion. Il résume assez bien la façon dont je travaille : quand quelqu’un se lance, je donne ce que je sais. Le reste vient après.

Je suis tombée sur vous par hasard, vous aviez mis une annonce pour vendre du matériel d’esthétique. Quand je suis rentrée dans votre salon pour acheter votre trépied, j’ai été surprise de votre gentillesse. Vous m’avez donné quelques conseils pour mon institut que j’ai appliqués par la suite. Vous n’étiez pas obligée, mais vous l’avez fait. Et pour ça je vous remercie.

Une gérante d’institut croisée à l’institutUne rencontre par hasard
L’écosystème

Trois activités, une même expertise

Faisons connaissance

Le premier échange est gratuit

Un appel, quelques questions, et tu sauras si ma façon de travailler correspond à ce que tu cherches.

Appeler06 19 99 35 02